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Nouvelle vidéo sur les cultures associées

Au cours de notre dernière année de projet, en 2022, nous lancerons une série de vidéos dans lesquelles nous partagerons les connaissances et l'expérience acquises au cours des trois dernières années. Ce faisant, nous voulons réaliser l'objectif principal de notre projet : informer et inspirer les producteurs, les chercheurs et les conseillers sur les méthodes zéro phyto pour lutter contre les parasites dans la culture des fruits et légumes. Dans les vidéos, nous montrons certains de nos essais sur le terrain dans lesquels différentes techniques ont été testées. En substance, nous essayons de donner un aperçu du potentiel et des implications pratiques de ces techniques. Outre les chercheurs impliqués, nous nous entretenons également avec des cultivateurs qui ont l'expérience de ces méthodes "zéro phyto" et les appliquent dans leurs exploitations.
Dans la période à venir, trois vidéos apparaîtront, chacune portant sur une technique zéro phyto spécifique. Regardez la première vidéo de la série ici : Les cultures associées.

Cultures associées

La technique des cultures associées comprend diverses combinaisons de cultures dans lesquelles une deuxième culture est pratiquée entre la culture principale sur la même parcelle. On distingue différents types selon la disposition des deux cultures :

  • culture mixte
  • les culture associées en rangs,
  • les culture associées en bandes ou
  • le sous-semis d’une deuxième culture.

La culture associée permet de réduire la densité de certains ravageurs dans la culture et donc de limiter l'infestation sans utiliser de produits phytosanitaires. Inagro, le PCG et le CRA-W (Gembloux) ont réalisé des essais sur des cultures biologiques de choux, de salades et de poivrons pour voir si cette méthode pouvait être une alternative à l'utilisation de biopesticides ou au recouvrement des cultures contre certains ravageurs. Les cultures associées testées ont été choisies en fonction des chenilles et des pucerons comme ravageurs cibles.

Des essais en champs montrent les possibilités et les limites dans la culture des légumes

Les chercheurs expliquent dans la vidéo comment une culture dérobée peut avoir un effet sur le développement des parasites dans la culture. De nombreuses études l'ont déjà prouvé, mais quel effet peut-on attendre dans la pratique ? Certaines plantes aromatiques sont connues pour repousser les pucerons. Afin de mieux comprendre ces effets olfactifs, le laboratoire de l'Université de Picardie Jules Verne, partenaire du projet, étudie le comportement des pucerons en présence, entre autres, de plantes Allium. Les effets intéressants qu'ils trouvent sont ensuite testés sur le terrain.

Dans nos essais en plein champ, nous avons pu confirmer, entre autres, que les poireaux en tant que culture associée dans la laitue du chou repoussent les pucerons. Malheureusement, nous n'avons trouvé aucun effet clair d'une culture associée de poireau ou de romarin sur les pucerons du poivron. Dans les tests, nous évaluons non seulement les effets sur les ravageurs, mais aussi la faisabilité pratique d'une culture intercalaire. Dans la vidéo, nous montrons certaines des difficultés que nous avons rencontrées nous-mêmes et que vous pourriez rencontrer lors de la mise en place de cultures associées.

Zéro Phyto F&L - Vidéo 1. Les cultures associées

Comment augmenter le taux de réussite de vos cultures associées ?

A partir de notre expérience limitée dans le projet, nous pouvons donner quelques conseils pour augmenter les chances de réussite des cultures intercalaires :
•    Ne semez pas votre culture associée, par exemple le trèfle, en même temps que la culture principale. Si votre ravageur cible est déjà actif au début de la culture, le sous-semis aura peu ou pas d'effet. 
•    Il est préférable de planter votre culture intermédiaire plutôt que de la semer, surtout si vous voulez encore en tirer un rendement.
•    Apportez un engrais ou un arrosage supplémentaire si les conditions de croissance sont mauvaises.
•    Pour permettre la mécanisation, la culture en bandes est une bonne solution.

On apprend en faisant

Mattias est un cultivateur biodynamique et aime partager son expérience des cultures intercalaires dans son exploitation. Le basilic, la tagète, le souci et l'aneth sont des plantes odorantes qui l'aident à lutter contre les pucerons dans les poivrons et les aubergines cultivés dans ses tunnels. Il a également appris que certaines combinaisons ne fonctionnent pas. Le basilic et la tomate, par exemple, ne fonctionnent pas bien car les besoins en humidité des plantes sont trop différents, ce qui rend l'arrosage difficile. Ce n'est donc pas seulement l'odeur répulsive qui détermine si une plante convient comme culture de capture. D'autres propriétés des plantes peuvent également être importantes lors de la combinaison de deux cultures. La tagète gèle en hiver et peut donc être bien combiné avec le chou d'hiver. Enfin, la diversité elle-même est également un facteur clé : "Pas de trop grandes surfaces de la même espèce", précise Mattias.

Connaissez-vous également des cultures associées qui permettent de lutter contre des ravageurs?

Utilisez-vous les méthodes Zéro-Phyto pour lutter contre certains ravageurs dans vos cultures ? Ou bien avez-vous des idées créatives ou des connaissances à ce sujet que vous aimeriez partager avec nous ? Alors n'hésitez pas à nous contacter !

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